Parti si loin Revenu si près
Je l'attends au bout de l'Univers
Sous le lointain horizon
Je vois qu'il arrive, j'entends qu'il est là
Ses lueurs brèves laissent une trace amère
Teintées de rose, indigo, cyan
Qui s'évaporent comme elles sont venues
Les barbes à papa noires se collent et s'accumulent
Entrelacées de filaments légèrement sucrés
Qui se frôlent, s'amusent à s'envoler
Et enfin ils sont là, ils jaillissent de toute part
Ils arrivent à peine qu'ils ne sont plus là,
Eclairant mon univers fade l'espace d'une seconde
Se déchargeant dans mon coeur absent
Revigorants d'énergie brutale comme vitale
Sitôt apparus ils disparaissent
Laissant un sourire figé sur mon visage
Déjà guettant ceux qui les suivront ...
J'entends leur colère s'évanouir si vite
Ils grondent et tonnent et résonnent
Remplissent l'écho de leur impuissance
Jetant leur décadence impossible
Contre les murs sans fin de leur prison,
Tout en est secoué, mon âme rate un battement de vie,
Sous mes pieds la solitude tremble
Et sous le ciel d'encre il pelut de la tristesse
Cachant les étoiles, cachant les passions
Gouttes de regrets qui chantent gaiement
Pluie de remords qui s'amuse sur le parapluie
Un froid glacial s'insinue en moi et je frissonne.
20.06.2007

